Vanessa Bokanowski – Psychologue à Uccle / Bruxelles

Le Breathwork — Conscious Connected Breathing

Breathwork, méthode de respiration pour soigner le stress. Spécialiste à Bruxelles


Un outil thérapeutique puissant pour accéder à l'inconscient et libérer les mémoires du corps | Psychologue clinicienne à Bruxelles spécialisée en Breathwork.

La respiration est notre premier acte à la naissance et notre dernier à la mort. Entre ces deux instants, la respiration accompagne chaque moment de notre existence, souvent à notre insu. Pourtant, peu d’entre nous ont appris à l’utiliser consciemment comme vecteur de transformation psychologique et somatique.

Dans ma pratique en tant que psychologue clinicienne et psychothérapeute à Bruxelles, j’accompagne des personnes en souffrance psychologique qui ont souvent, déjà essayé les thérapies centrées uniquement sur la parole, et qui voient leurs symptômes perdurer malgré tout.

Cet article vous présente ce qu’est le Conscious Connected Breathing ou respiration consciente connectée :

  • Comment il agit sur le plan neurobiologique et psychologique ;
  • Ce à quoi vous pouvez vous attendre lors d’une séance ;
  • Comment cette approche s’articule avec la thérapie psychodynamique et l’IFS (Internal Family System) que je pratique également à Bruxelles.

La charge traumatique

Le trauma laisse dans le corps des empreintes que les mots ne suffisent pas toujours à atteindre. L’approche somatique des traumatismes est à présent devenue une pratique largement reconnue comme moyen de guérison. 

Ce n’est pas l’événement qui détermine le trauma, c’est la réponse du système nerveux à cet événement et sa capacité ou non à compléter la décharge au niveau somatique. Un même événement peut traumatiser une personne et pas une autre.

Les travaux d’éminents spécialistes des traumatismes tels que Bessel Van der Kolk (« The body keeps the score » 2014) » ; Gabor Maté (« When the body says no », 2003) et Peter Levine (Waking the tiger, healing trauma, 1997) sont parmi les plus reconnus en la matière. 

La respiration consciente connectée est une technique respiratoire structurée qui permet d’accéder à des couches profondes de la psyché, de libérer des mémoires émotionnelles enkystées dans le corps, et d’initier des processus de guérison qui dépassent parfois ce que la parole seule peut atteindre.

Qu'est-ce que le Conscious Connected Breathing ?

La respiration consciente connectée est une forme de Breathwork thérapeutique issue des travaux pionniers de Stanislav Grof (Holotropic Breathwork) et de Leonard Orr (Rebirth Breathing). 

Il s’agit d’une technique de respiration continue, sans pause entre l’inspiration et l’expiration, et qui plonge l’individu dans des états de conscience modifiée sous la supervision d’un thérapeute formé.

Contrairement à d’autres techniques respiratoires (cohérence cardiaque, pranayama, hypnose), le Conscious Connected Breathing ne vise pas simplement la relaxation ou la régulation du système nerveux autonome. Il mobilise des processus plus profonds : accès à l’inconscient, libération de charges émotionnelles, reviviscences de mémoires préverbales, expériences somatiques intenses.

C’est une approche à la fois clinique et expérientielle, qui s’inscrit pleinement dans le champ de la psychothérapie à médiation corporelle.

Les fondements neurobiologiques et psychologiques

Ce qui se passe dans le corps

Lors d’une séance de Conscious Connected Breathing, la modification du rythme et de la profondeur respiratoire entraîne des changements neurochimiques significatifs. On observe notamment une augmentation temporaire du pH sanguin (alcalose respiratoire), qui modifie la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et favorise l’accès à des états de conscience élargis.

Ces états se caractérisent par une activation du système nerveux parasympathique, une réduction de l’activité du cortex préfrontal — siège du contrôle rationnel et des mécanismes de défense — et une amplification de l’activité du système limbique, centre du traitement émotionnel et de la mémoire implicite.

Concrètement, cela signifie que des émotions, des sensations, des images ou des souvenirs habituellement inaccessibles à la conscience ordinaire peuvent émerger spontanément et être vécus directement dans le corps.

Ce qui se passe dans la psyché

Sur le plan psychologique, le Conscious Connected Breathing agit comme un révélateur des constellations de mémoires émotionnelles. 

Ces mémoires, souvent d’origine préverbale ou infantile, ne sont pas accessibles par le discours analytique habituel. Elles sont encodées dans le corps — dans la posture, la musculature, la respiration elle-même — et c’est précisément par le biais du corps que le travail respiratoire permet de les atteindre, de les revivre et de les intégrer.

Le processus s’apparente à ce que la psychanalyse désigne comme « abréaction » : une libération émotionnelle profonde, accompagnée d’une nouvelle représentation psychique de l’expérience vécue.

Ce que le Breathwork peut traiter

Le Conscious Connected Breathing est particulièrement indiqué pour libérer un trauma — notamment les traumatismes complexes (quelques soit la forme symptomatique) pour lesquels la parole seule s’avère insuffisante. Il constitue une approche complémentaire, parfois déterminante, dans les situations suivantes :
  • Traumatismes complexes et stress post-traumatique, notamment les traumatismes précoces ou préverbaux résistants à la thérapie verbale
  • Dépression, sentiment de vide ou de perte de sens
  • Troubles anxieux, attaques de panique, hypervigilance chronique
  • Deuils non résolus, ruptures, transitions de vie majeures
  • Somatisations, douleurs chroniques à composante psychologique
  • Blocages en cours de psychothérapie : quand les mots semblent insuffisants
  • Désir d’approfondir la connaissance de soi au-delà de ce qu’offre la seule parole
Le Breathwork s’inscrit dans un cadre thérapeutique rigoureux, avec une préparation, un accompagnement pendant la séance, et un temps d’intégration indispensable.

Comment se déroule une séance de Breathwork à Bruxelles ?

Avant la séance

Avant toute séance de Breathwork, un entretien préalable est systématiquement réalisé. Il permet d’évaluer les indications et contre-indications médicales et psychologiques, de recueillir l’histoire thérapeutique, et de définir ensemble l’intention de la séance. Ce temps de préparation est essentiel pour établir un cadre sécurisant et pour adapter l’accompagnement à votre singularité.

Pendant la séance

La séance dure environ une heure et demie où la personne est allongée, dans un espace confortable et sécurisé. Un accompagnement musical soigneusement choisi soutient souvent le processus. Le thérapeute est à vos côtés tout au long de la séance pour échanger ou fournir un soutien corporel si nécessaire.

Le travail respiratoire lui-même dure entre 50 minutes. Ce qui émerge — émotions, images, sensations, mouvements involontaires — est accueilli sans jugement, dans un espace de totale bienveillance.

Après la séance

Le temps d’intégration est une phase tout aussi importante que le travail respiratoire. Nous prenons le temps d’échanger sur ce qui a émergé, de donner du sens aux expériences vécues, et de poser les premières pistes d’intégration dans votre quotidien.

Breathwork et psychothérapie — une approche intégrative

Pour que le Breathwork produise une transformation durable, il doit s’articuler avec un cadre psychothérapeutique solide — un espace où ce qui émerge pendant la séance respiratoire peut être accueilli, élaboré et intégré. C’est dans cette articulation que réside la véritable puissance de l’approche que je propose à Bruxelles.

Breathwork et inconscient — l’alliance avec la théorie psychodynamique

La psychothérapie psychanalytique repose sur une conviction fondamentale : nos souffrances ont une histoire, et cette histoire est en grande partie inconsciente. Les symptômes ne sont pas des accidents — ils sont des formations de compromis, des solutions que le psychisme a trouvées pour survivre à ce qui était insupportable. Tant que cette histoire reste enfouie, elle continue d’organiser notre vie à notre insu.

Le Breathwork s’inscrit naturellement dans cette perspective. En induisant un état modifié de conscience, il contourne les défenses habituelles du moi — ces mécanismes qui maintiennent l’inconscient hors d’atteinte — et permet à des contenus psychiques profonds d’émerger directement, souvent sous forme de sensations, d’images ou d’émotions intenses. Ce qui remonte n’est pas encore du sens — mais c’est la matière première à partir de laquelle le sens peut se construire. C’est là qu’intervient le travail psychothérapeutique : donner une représentation, une histoire, une place dans la vie du sujet à ce que le souffle a libéré.

Breathwork et parties internes — l’alliance avec l’IFS

Mon travail psychothérapeutique est également profondément inspiré de l’IFS — l’Internal Family Systems, développé par le psychologue américain Richard Schwartz. Ce modèle propose une vision de la psyché comme un système composé de multiples « parties » internes — des aspects de notre personnalité qui ont développé des stratégies de protection à partir de blessures anciennes. Les parties protectrices organisent notre fonctionnement quotidien et tentent d’empêcher que la douleur ne remonte à la surface. Les parties exilées portent les blessures profondes — honte, abandon, terreur, impuissance — mises à l’écart pour que le système puisse continuer à fonctionner. Au centre de tout se trouve le Self — une instance de sagesse intérieure, naturellement présente en chacun, caractérisée par la clarté, la compassion et le calme.

L’articulation entre le Breathwork et l’IFS est particulièrement puissante. Dans le travail thérapeutique, certaines parties protectrices peuvent résister longuement — elles ont été construites précisément pour empêcher l’accès aux zones de vulnérabilité. Le Breathwork agit ici comme un catalyseur : l’état modifié de conscience qu’il induit permet aux protecteurs de se relâcher naturellement, ouvrant un accès plus direct aux parties blessées. Ce qui a résisté peut alors émerger et être accueilli — dans le corps d’abord, puis dans le travail d’intégration qui suit en séance.

« Bien que l'énergie du Self ne puisse pas être localisée de façon définitive dans le corps, lorsqu'elle est vécue et ancrée corporellement, elle devient une expérience connue et vivante. »
Susan McConnell — Somatic Internal Family Systems Therapy, 202

Contre-indications et cadre de sécurité

Le Conscious Connected Breathing est une technique puissante qui requiert un cadre thérapeutique rigoureux. Certaines contre-indications doivent être évaluées avant toute séance :
  • Antécédents d’épisodes psychotiques ou de troubles bipolaires non stabilisés
  • Épilepsie non contrôlée
  • Pathologies cardiovasculaires sévères
  • Grossesse
  • Prise de certains traitements médicamenteux (à évaluer au cas par cas)
  • État de crise psychologique aiguë
Psychologue clinicienne et psychothérapeute formée au Breathwork, j’exerce à Bruxelles depuis plusieurs années. L’entretien préalable systématique me permet d’évaluer avec vous si le moment est propice et de déterminer le cadre le plus adapté à votre situation. Ma formation clinique garantit un accompagnement sécurisé, éthique et professionnel tout au long du processus.

Prendre rendez-vous pour une séance de Breathwork à Bruxelles

Si vous souhaitez explorer la respiration consciente connectée, je vous invite à me contacter pour un premier échange ou pour un entretien préalable. Ce temps permet de répondre à vos questions, d’évaluer ensemble si cette approche est adaptée à votre situation actuelle, et de poser les bases d’un travail en confiance.

« La respiration ne ment pas. Elle porte en elle toute l'histoire de ce que nous avons vécu et ressenti, et parfois dû taire. Apprendre à l'écouter, c'est déjà commencer à guérir. »
« Le traumatisme n'est pas juste un événement qui s'est produit dans le passé : c'est aussi l'empreinte que cette expérience a laissée sur l'esprit, le cerveau et le corps, une trace qui influence grandement la manière dont notre organisme s'y prend pour survivre dans le présent. »
Bessel Van Der Kolk, 2018